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L'ethnie  "Ewenki" pour 2009

L'ethnie Ewenki ???? (Èwenkè Zú) a une population d'un peu plus de 26 000 personnes, vivant surtout dans sept bannières de la région autonome de la Mongolie intérieure et dans un district du Heilongjiang. Les Ewenki n'ont pas d'écriture mais une langue parlée formée de trois dialectes. On parle le Mongol dans les zones pastorales et le chinois commun dans les zones agricoles. Les communautés les plus compactes d'Ewenkis sont situés dans la chaîne montagneuses des Grand Hinggan.

   

Histoire

Les ancêtres des Ewenki gagnaient leur vie en pêchant, chassant et en s'occupant de la reproduction des rennes dans les forêts situées au nord-est du lac Baikal et le long du cours supérieur du fleuve Heilong. Par la suite, ces gens se sont déplacés vers le cours moyen du Heilong. Durant la dynastie des Yuan (1279-1368), les Ewenki étaient appelés le " peuple des forêts " et durant les Ming (1368-1644) le peuple " qui se déplace à dos de rennes ". Durant les Qing (1644-1911), ils ont été appelés les Kemunikans, ceux qui savent utiliser les rennes. En 1635, les Kemunikans passèrent sous la domination des Mandchous. En 1732, 1 600 Ewenki furent appelés à remplir des fonctions de gardiens aux frontières des steppes Hulun Buir. Leurs descendants forment aujourd'hui la Bannière autonome des Ewenki. Un groupe d'aide appelé nimoer, formé de quelques familles, parfois jusqu'à dix, était habituellement formé par les Ewenki pour faire paître les troupeaux. Les membres du groupe appartenaient tous au même clan. Au fil de l'histoire, ce système n'a pas toujours été juste et égalitaire mais a été souvent dominé par des seigneurs féodaux. Durant les Qing, les Ewenki ont frôlé l'extinction à cause des guerres. Pendant l'occupation japonaise, certains Ewenkis ont été entraînés à fumer de l'opium et certains autres ont été utilisés comme cobayes lors d'expériences bactériologiques des Japonais. Si l'on ajoute les épidémies de diverses maladies qui ont alors sévi, la population de cette ethnie a subi une diminution draconnienne. En 1945, il en restait moins de 1 000. Avec le développement de la production, les conditions de vie des Ewenki se sont améliorées et en 1958, la Bannière autonome des Ewenki fut établie. Depuis lors, les Ewenki sont surtout actifs dans l'élevage, la culture du fourrage, les services vétérinaires. L'industrie est surtout centrée sur la machinerie de ferme, les outils et l'habillement. Il y a encore beaucoup d'Ewenki qui s'occupent de chasse, mais ils se sédentarisent de plus en plus et diversifient leurs sources de revenus.

 

 

Économie et mode de vie

Dans le passé, la dispersion des Ewenki a donné un développement social très inégal parmi les membres de cette ethnie : certains étaient des nomades, d'autres, fermiers, d'autres encore, fermiers-chasseurs. Ceux qui demeurent dans la Bannière autonome des Ewenki sont des nomades qui se déplacent avec leurs troupeaux à la recherche de bons pâturages et d'eau. Les Ewenki excellent à l'équitation. Dès qu'ils ont six ou sept ans, les garçons et les filles apprennent à monter à cheval; les filles apprennent à traire les vaches et à participer à des courses de chevaux autour de dix ans et un peu plus tard, à manier le lasso.

La fête du Mikuole est une fête traditionnelle de cette ethnie et se tient en mai. Les familles se parent de leurs plus beaux atours et partagent du vin, des mets plus raffinés et d'autres délices préparés pour l'occasion. C'est le temps où les nomades comptent leurs agneaux et prennent connaissance de leur richesse, et pour les jeunes, de démontrer leur adresse au lasso pour attraper les chevaux et les castrer.

 

Les Ewenki sont des gens honnêtes, chaleureux et hospitaliers. Dans les régions pastorales, les invités sont souvent accueillis avec du tabac, du thé au lait et de la viande mijotée. On offre généreusement de la viande de renne, de la venaison et des saucissons faits de museau d'élan. Lorsque les Ewenki partent en longue tournée de chasse, ils laissent ce qu'ils ne peuvent pas apporter avec eux-aliments, vêtements et outils-dans des dépots non verrouillés en forêt. D'autres chasseurs dans le besoin peuvent ainsi prendre ces choses sans demander la permission à leur propriétaire. Ces choses "empruntées " seront remises plus tard lorsque le chasseur rencontrera le propriétaire.

La monogamie est pratiquée. Les membres d'un même clan n'ont pas le droit de se marier entre eux. Un mariage ewenki est une occasion pour danser et faire la fête. Les danses folkloriques ewenki sont simples et sans retenue. Les mouvements des pieds sont vigoureux et très rythmés, ce qui caractérise bien l'honnêteté, le courage et l'optimisme de cette ethnie.

Mythes, fables, ballades et devinettes forment la littérature orale. Broderies, gravures et peintures font partie des décorations que l'on trouve souvent sur les ustensiles. Les Ewenki sont également habiles à graver l'écorce de bouleau et à découper toutes sortes de formes d'animaux pour en faire des jouets pour enfants.

La plupart des Ewenkis sont animistes; ceux des zones pastorales sont des adeptes du bouddhisme tibétain, et quelques-uns, de l'église orthodoxe orientale. Les Ewenkis vénèrent également leurs ancêtres décédés, et parmi certains chasseurs ewenkis, ont retrouve aussi une vénération envers l'ours. Après avoir tué un ours, les Ewenki vont effectuer une série de rituels : on rassemble en paquet la tête, les os et les entrailles de l'ours et on les dépose dans de l'écorce de bouleau ou de l'herbe séchée, puis on suspend le tout dans un arbre pour donner une inhumation éolienne à l'ours. Les chasseurs pleurent et se prosternent et offrent du tabac à l'animal mort. Auparavant, on organisait aussi une inhumation éolienne pour les morts, mais celle-ci est maintenant remplacée par l'enterrement. Dans certaines régions, chaque clan a son totem, un canard ou un cygne, en guise d'objet de vénération. On ne peut tuer aucun de ces deux animaux.

 

Les DAÏ  pour 2008

Les Dai (ou les gens d'origine Thaï en Chine) est le nom officiel d'un groupe ethnique

 vivant dans les préfectures autonomes Dai du Xishuangbanna et de Dehong

et la préfecture autonome de Jingpo

 dans le sud de la province du Yunnan en Chine, mais aussi au Laos,

Vietnam, Thaïlande, et au Myanmar.

Les Dai forment un des 56 groupes ethniques officiellement reconnus

par la République populaire de Chine. 

Ils sont très proches du peuple Thaï qui forme la majorité de la Thaïlande.

Bien que reconnu officiellement comme une seule ethnie par l'état chinois,

les Dai représentent plusieurs groupes culturels et linguistiques distincts.

Les deux langages principaux des Dai sont le Tai Lü (Dai du Xishuangbanna)

et le Tai Nüa (Dai de Dehong);

deux autres langues écrites utilisées par les Dai en Chine

sont le Tai Pong et le Tai Dam (Tai noir).

Ce sont toutes des langues tai, un groupe de langues voisines qui comprend le thaï, le laotien,

le Zhuang, et en partie la famille des langues Tai-Kadai.

Les Dai suivent leur religion traditionnelle ainsi que le Bouddhisme theravâda,

et entretiennent des coutumes et des fêtes similaires à celle d'autres peuples Thaï.

Ils appartiennent aux rares groupes originaires de Chine qui pratiquent

l'école theravâda du bouddhisme.

Les Dai sont agriculteurs, cultivant des variétés tropicales telles que le pamplemousse,

au delà de leur nourriture de base qu'est le riz.

Beaucoup de Dai vivent près du Mékong qui a plein de méandres jusqu'au sud du Yunnan.

                                                                                                                                                                         

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